Edvard Munch ou l'Anti-Cri

Publié le par Marguerite

http://blog.e-artplastic.net/images/references/edvard_munch.jpg Edvard Munch ou l'Anti-Cri, une exposition à la Pinacothèque de Paris, prolongée jusqu'au 8 août 2010. 

Serait-ce le samedi après-midi, le pont de l'ascension, l'incompétence du commissaire de l'exposition ou encore les trois réunis ? Toujours est-il que le circuit de l'exposition ressemble à une correspondance à Châtelet-Les-Halles, puis à Saint-Lazare (pas d'chance) aux heures de pointe (décidément). Correspondance qui dure bien deux heures si on souhaite un tant soit peu voir quelques oeuvres... Et au prix du billet d'entrée, Marguerite estime que la Pinacothèque pourrait faire entrer un peu moins de monde par heure afin que le public profite réellement et pleinement de l'exposition. Visite façon couloir de cantine self-service, donc. 

Par conséquent, c'est bien uniquement la force des oeuvres qui fait la grande qualité de l'exposition. Le but est d'occulter un temps le tableau qui a, lui, totalement occulté le reste du travail de l'artiste. Perspective réussie. 

Marguerite a d'abord appris que, contrairement à ce qu'elle croyait bêtement, Munch n'est pas un expressionniste allemand, tout simplement parce qu'il est norvégien. Prononcer « Mounk ». Ensuite, elle a compris que peu importait bien de le cataloguer réaliste, expressionniste, impressionniste, puisque l'artiste s'est efforcé de toucher à tout. Moderne est probablement le mot qui revient sur toutes les lèvres. Et Munch a sans aucun doute influencé les peintres ultérieurs. 

Petite sélection des tableaux préférés de Marguerite. 

La série de ses Madone est tout simplement splendide d'érotisme et de dévotion mêlés. Ou comment revisiter l'extase, l'union intime avec la divinité, transport mystique et voluptueux à la fois. Sang, sperme, foetus, une autre façon de voir Marie. 

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En voyant ces tableaux, Marguerite n'a pas pu s'empêcher de repenser à la Judith de Von Stuck, vue à l'expo Crime et Châtiment

 Le Baiser exprime la symbiose entre les amants, confondant leurs visages en une seule surface dont les contours s'effacent. Ou la concrétisation de l'expression "ne faire plus qu'un".

http://www.bc.edu/bc_org/avp/cas/fnart/art/19th/munch/munch_kiss1.jpg


Le tableau intitulé Amour et peine a été rebaptisé Vampire par le public de l'époque. Intéressant transfert. Le nom est resté et c'est ainsi qu'il est présenté. La femme embrasse-t-elle, console-t-elle ou bien mord-elle ? L'homme se laisse-t-il enlacer ou succombe-t-il à une femme fatale ? Ce qui est sûr : la femme est la seule source de lumière, elle enveloppe l'homme de toute une onde palpitante et envahissante. Les multiples traits qui dessinent l'homme le font trembler, frissonner, tressaillir, grelotter. Au libre choix du spectateur. 

http://auroraweblog.karmaos.com/Image/Munch-1895-Vampire-II.jpg

Edvard Munch, encore un homme que son obsession pour la femme a changé en artiste. 


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