Les petits mouchoirs

Publié le par Marguerite

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/78/19/23/19505586.jpgMarguerite est très en colère contre Guillaume Canet. Et elle demande à Philippe Lefèbvre de revenir de toute urgence ! Elle ne sait pas (et ne veut pas savoir) ce qui a interrompu la collaboration de ces deux-là.  http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/racine/star/philippe-lefebvre/962061-63-fre-FR/Philippe-Lefebvre_ba_et_extraits.jpgBon comédien, Philippe Lefèvre est aussi le très bon scénariste des précédents films de Guillaume (oui, Marguerite l'appelle Guillaume), mais aussi du très sympathique Pur Week-end, de Seuls two ou encore Narco. Philippe (bah, oui, hein, tant qu'on y est) manque cruellement aux Petits mouchoirs. Parce que, y a pas, hein, Guillaume, il sait pas écrire un scénario. 

Le film se dit inspiré d'un des meilleurs films sur une bande d'amis : The Big Chill, de Lawrence Kasdan. Génial, c'est justement un film culte pour Marguerite. Las. Les petits mouchoirs en sont si loin. Pas d'histoire, et pourtant tous les ingrédients sont là. Mais il ne se passe rien. Les personnages ne sont pas creusés. Aucune consistance. On ne sait pas ce qui lie ces amis entre eux. Alors que The Big Chill ne fonctionne que sur le passé, le vécu qui unit (ou désunit, d'ailleurs) les personnages, Les petits mouchoirs ne fait que réunir des figurines dans un décor somptueux, leur faire faire du bateau et boire des verres, parce que décidément, tout ça, c'est trop d'émotions, vite, un petit coup et ça ira mieux. Mais quelles émotions ? Comment s'attacher à des personnages si vides ? Il ne suffit pas de les voir tous larmoyants pour pleurer avec eux. Alors oui, super casting, c'est sûr. Ces acteurs jouent bien (manquerait plus qu'ils jouent mal), mais ils jouent avec du vent. Pas de dialogues, pas de chair, pas de passé, pas d'avenir. Ne restent que des visages à l'écran. Des regards échangés avec l'air de se demander quand la prise va enfin cesser. Seul le personnage de François Cluzet semble avoir été travaillé dès l'écriture, et encore - oui, parce qu'un personnage, ça s'écrit. Quant au rôle de Jean Dujardin, ce n'était peut-être pas la peine de le mentionner pour la promo. Kasdan avait eu le cran de couper Kevin Costner au montage (bon, d'accord, il n'était alors pas connu du tout). Marguerite ne parlera pas de l'absence totale de traitement pour la majorité des personnages féminins, elle risquerait de s'énerver encore plus. 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/78/19/23/19501151.jpgEt que de clichés ! Guillaume avait habitué son spectateur à tellement mieux. Qu'est-ce que c'est que ce vieux ressort du bon gars de la mer qui vient apprendre la vie, la vraie, à ces sales Parigots têtes de veau qu'un trop plein de civilisation a perdus ?... Pitié. Et pour couronner le tout (attention spoiler, comme on dit), une grossesse non désirée se transforme comme par magie (non, non, toujours pas de scénario pour donner une raison) en épanouissement féminin. Et allez...

Pour achever encore le spectateur, Guillaume s'est dit qu'illustrer les scènes avec des morceaux de musique qui déchirent, ce serait géant. Nina Simone, Janis Joplin, Ben Harper, Antony and the Johnsons, ils y passent tous. Que d'originalité. Malheureusement, ce n'est pas tout. Comme la musique, elle est trop belle, on va la mettre en entier. Pendant ce temps, les personnages se regarderont et ce sera lourd de sens. Ouais ! Raté. La BO de The Big Chill déchire, c'est vrai.http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/66/82/28/18957609.jpg Parce qu'elle a un sens. Ces amis trentenaires, qui ont vécu leurs années fac ensemble, ressortent leurs vieux disques, ceux qu'ils écoutaient quand ils refaisaient le monde. La BO des Petits mouchoirs, c'est du maquillage. Pour faire croire au bon film. 

Au final, Marguerite a eu l'impression de voir avec ennui un long, très long film de vacances de copains qui ne sont pas les siens. Pas la peine d'y réfléchir longtemps, Marguerite préfère regarder les films de ses propres vacances. 

Alors qu'est-ce qu'on fait ? Vite, on (re)voit The Big Chill (Les Copains d'abord, en français). Et, là, on prépare les petits mouchoirs, au cas où. 

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Valérie Bonneton 06/12/2010 18:17


Eh Louise! tu es démasquée on dirait. Guillaume et Gilles t'avaient pourtant bien dit de ne pas t'épancher sur des blogs...


L. Monot 05/12/2010 21:56


Je suis SCANDALISEE de lire autant de mépris et de dédain de la part d'une Marguerite qui tait son vrai nom. Qui êtes-vous? Critique de cinéma? Vous n'avez absolument pas vu la somme de travail, de
précision et d'écriture derrière ce film : les couleurs, la photo, le montage, ... Personnellement et même si on me voit peu, je me suis énormément investie auprès de Guillaume Canet pour que ce
film voie le jour comme toute l'équipe d'ailleurs. Voir autant de hargne me désole d'autant plus. L. MONOT


Marguerite 05/12/2010 22:49



Salut toi ! Toujours en forme, à ce qu'on peut voir ! 



Irrégulière 09/11/2010 17:05


J'irai probablement le voir dimanche, je veux voir les magnifiques paysages du Cap-Ferret que je connais si bien !!!


Marguerite 10/11/2010 11:16



La Fleur du mal, de Chabrol, comporte aussi quelques scènes au Cap Ferret (à peu près autant, d'ailleurs). C'est nettement mieux. Y a même Benoît Magimel. Et la délicieuse Mélanie
Doutey. Sans compter une vraie histoire avec un secret de famille. 


Un meilleur film, quoi. 


Surtout si c'est juste pour le Cap Ferret.