Mad Men

Publié le par Marguerite

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/71/59/11/19139001.jpgMad Men, la série créée par Matthew Weiner revient jeudi prochain sur Canal pour la troisième saison. Marguerite a hâte. 

Mad Men plonge le spectateur dans les années 60, à New York. "Quand les hommes étaient des hommes et les femmes portaient des jupes", résume la jacquette de la deuxième saison. Kennedy, Jackie, Marilyn, guerre froide, ségrégation, conquête spatiale. Le décor est planté. Mad Men, en anglais, est le surnom donné aux publicitaires de Madison Avenue.   

Récompensée par une quantité d'Emmy Awards et de Golden Globes, Mad Men sort du commun. 

D'abord, le rythme est lent. Très lent. À l'opposé des contraintes données par les diffuseurs aujourd'hui ou de 24 heures chrono. Il faut dire que, dans les années 60, les lois anti-tabac n'existent pas. Et, dans Mad Men, on fume, beaucoup, partout, au travail, dans le train, dans la chambre de Bébé ou en épluchant les légumes. La cigarette bat la mesure de cette série. Un personnage commence à parler, s'interrompt pour allumer une cigarette, poursuit, puis s'arrête de nouveau pour expirer la fumée. Toute la série est bercée par cette cadence.

Ensuite, les conditions féminine et masculine sont en pleine mutation. http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/66/88/40/18961594.jpgMarguerite admet qu'il est assez jubilatoire de regarder ces hommes et ces femmes se démêler avec toute une série de préjugés (pas toujours bien révolus aujourd'hui). Ainsi, d'emblée, dans un bureau, une femme est, forcément, une secrétaire. Et les hommes, ses supérieurs cela va sans dire, de l'appeler Honey ou Sweetheart sans que personne n'y trouve à redire. Bien sûr, une femme ne porte pas de pantalons, à moins d'aller monter à cheval, de traîner chez elle ou bien... d'être une divorcée. Et, naturellement, une femme mariée ne travaille pas. Quant aux hommes, bien sûr, ils portent tous la raie sur le côté et n'aiment que les femmes...

Enfin, chose assez rare à la télévision, la série est entièrement narrée selon une focalisation externe : le spectateur ne sait pas ce que pensent les personnages. Les confidences sont rares et, mêmes lorsqu'elles ont lieu, elles ne livrent jamais que des faits. Que ressentent les personnages, que s'imaginent-ils, à quoi réfléchissent-ils ? http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/66/88/40/18961603.jpgAu public de se faire son opinion, personne ne lui indique quoi penser. Et quel plaisir ! Car, chez les Mad Men, pas de manichéisme primaire. Tous les personnages, sans exception, ont leur torts. Chacun est à la fois un gentil et un méchant. Et pourtant, bien sûr, le spectateur s'attache à certains et pas à d'autres. 

Le casting est irréprochable. Tous les personnages sont touchants, parfois jusque dans leur médiocrité pour certains. Chacun se débat avec la vie dans un monde aux multiples brides. Mention spéciale à Joan Holloway, sulfureuse secrétaire en chef interprétée par Christina Hendricks. Véritable bombe sexuelle (les collègues masculins disent que Marilyn lui a tout piqué), Joan est une femme libre, ce qui n'est pas chose aisée. "He may act like he wants a secretary, dit-elle, but most of the time they're looking for something between a mother and a waitress." http://media.amctv.com//photo-gallery/mad-men-season-2//81cropIMG_1174.jpgLe héros reste avant tout le tout aussi mystérieux que distingué Don Draper. Qui se cache derrière ce regard impénétrable ? Pour Marguerite, un autre personnage a l'étoffe d'un héros, c'est bien sûr Peggy Olson, l'ex-secrétaire devenue rédactrice. Elle, rien ni personne ne l'arrêtera. 

Pour patienter avant la prochaine saison, Marguerite recommande de passer un entretien professionnel pour entrer chez Sterling-Cooper, histoire de se remettre dans le bain. Jusqu'au 17 septembre, on peut même aller voter pour élire le figurant au meilleur style Mad Men. Le gagnant http://media.amctv.com//photo-gallery/mad-men-barbies//mad-men-group-pose.jpgaura le droit de figurer dans un prochain épisode en tournage. On pourra encore apprendre à se concocter un cocktail sixties en suivant la recette ou en téléchargeant les instructions disponibles sur l'appli iPhone (Marguerite prendra un Bloody Mary, merci). Les plus chanceux s'offriront carrément les poupées Barbie Mad Men. Pour 75 $ la poupée, Marguerite conseille Don Draper, livré avec pardessus, chapeau et attaché-case ! 

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Anaphore 07/01/2011 18:49


Mais c'est que ça fait vraiment envie ma foi...


Neph 09/09/2010 21:24


Je suis en retard, je n'ai pas encore commencé ! Du coup, je crois que je vais me faire tous les épisodes d'un coup...


Marguerite 13/09/2010 19:35



Y en a une qui va se régaler... 



lili 09/09/2010 12:46


j'ai trop hâte de revoir Don ! je surkiffe cette série, merci pour ton article Marguerite !


Marguerite 09/09/2010 12:50



Vivement jeudi prochain !